LE MOYEN-AGE

    Au Moyen-Age, on ne sait pas ce que supportait chaque village traversé par tantôt les hordes barbares de l’est, les Anglo-normands, tantôt les Bourguignons ou autres... Espagnols. Les documents écrits concernant Grattepanche mentionnent l’existence d’une mairie rurale au chapitre d’Amiens, dès 1243.

    Grattepanche faisait partie du domaine de la chatellenie de Boves, mouvant de Coucy. Il y avait justice, seigneurie, et censives (c’est à dire que les terres étaient assujetties à un impôt annuel : le cens)

    Pierre de Grattepanche, dit BAYARD, abandonna devant ARNOUL, Evêque d’Amiens au mois de mars 1250 au profit du « Chapitre de Saint Firmin confesseur » toute la dîme qu’il possédait sur le fief du Vigier au Terroir de Longpré et qu’il tenait de Pierre FRANSURE. Le village fut successivement (ou parfois en même temps) rattaché au Comté de Clermont, au Château de Boves, Chapitre de la Cathédrale d’Amiens, Abbaye de Corbie, Vidames de Picquigny, Abbaye de Saint-Fuscien, Abbaye du Paraclet...

    Remarque : En 1301, sur les archives paroissiales, on note le nom de Grattechange.

    Il existait plusieurs fiefs assis en l’étendue du territoire de Grattepanche, Jean de BOUZINCOURT en possédait trois : Saint Aubin, Haroi et Bussu dont il servit le dénombrement le 12 mai 1417.

    En 1469, la commune comptait 28 feux (environ 140 habitants)

    En 1471, siège d’Amiens. Louis XI fit saisir les villes de la Somme qu’il avait rachetées au Duc de Bourgogne. La Picardie fut envahie. Le village se réfugia dans ses souterrains.

    En 1536, ce fut l'invasion espagnole et une épidémie de peste décima les villages. Remarque : Cela correspond à une baisse nette des naissances et recrudescence de la mortalité dans le village.

    En 1599, les Espagnols assiègeaient Amiens qui fut délivré par Henri IV, lequel aurait rencontré Gabrielle d’ESTREE, invitée des Seigneurs de Boves, en empruntant les souterrains de Grattepanche (selon la tradition orale tout à fait contestable). Mais la rencontre eut lieu puisque Gabrielle d’ESTREES s'installa à Boves pour se rapprocher d’Henri IV.

    Au 16ème siècle, la guerre n’était pas le seul fléau qui ravageait la Picardie, car le vin cultivé dans le Laonnais et l’Amiénois n’épargnait pas les buveurs : « Les Picards les ont bus, les Flamands les payeront ». Le lieu-dit « Sous les vignes » atteste la présence de la vigne à Grattepanche.


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