Les Larris

    Sur le plateau agricole situé au sud d’Amiens, la commune de Grattepanche s’étend au débouché de plusieurs vallées sèches. L’une d’elles, la vallée Saint-Cyr, abrite sur son versant crayeux le larris de la Montagne des Grès. La Commune de Grattepanche et l’ASPEG ont créé une promenade permettant de découvrir le territoire. Au gré de cette balade, des paysages diversifiés (village, vallées sèches plus ou moins boisées, plateau) ainsi que le petit patrimoine (église, calvaires, puits…) sont à découvrir. Vous pouvez voir un des parcours sur le dessin ci-dessus… En cliquant sur ce dessin, vous aurez plus de détails… sur le parcours de 11 km.

 Chaque famille avait au moins un jardin qui produisait pratiquement les légumes pour l’année. Le surplus était conservé pour l’hiver, soit en stérilisation, soit par dessiccation… On faisait ses confitures et ses pots de cornichons. Presque tout le monde avait quelques poules et quelques lapins :
« L’étendue et la qualité des prairies artificielles permettaient aux habitants de Grattepanche de se livrer avantageusement à l’élevage des abeilles et de réaliser sans grandes dépenses des profits considérables. » (Monsieur POCHOLLE, qui a été instituteur dans notre village, indique 50 ruches en 1896)

 

    Ce village qui vivait en autarcie, du produit de ses champs, de ses jardins et de ses élevages, et il y a plusieurs siècles, de ses vignes (!) avait cependant besoin de produits de consommation. Le marchand de charbon vendait aussi de l’épicerie et offrait la possibilité aux hommes de se réunir autour d’un verre.

Les cafés étaient nombreux. Il y eut le café DECOUTURE, qui est aujourd’hui un logement communal (1 Rue du Haut), le café CLORINTHE vers Oresmaux, celui de Philidor NAVARRE dans la rue de l’église. Après la guerre de 1939-45, il ne restait que celui de Gaston BETTE ; puis lui succéda Jane PAYEN. Ce fut certainement Jacques VASSEUR qui termina cette série de lieux de réunion des hommes.

 Auparavant, adultes et enfants se faisaient une joie « d’aller au lait »… Cette tradition est finie puisqu’il n’y avait plus d’élevage de bovins dans les fermes qui restaient encore à la fin du XXème siècle. Seul un éleveur de moutons, M. FLEURY Philippe, résistait encore au début du XXIème siècle, en les faisant pâturer l’été dans les larris.

Le XXI ème siècle…

Pour s’approvisionner, les habitants se rendent de plus en plus dans les supermarchés d’Amiens ou Ailly-sur-Noye. Depuis les années 60, le village ne comporte plus aucun commerce. Quelques commerçants des environs passent en camionnette, pour apporter pain, viande, épicerie, poisson…

Le village s’est largement étendu en constructions privées depuis les années 1960… La population est croissante ; on est passé de 120 habitants en 1970 à 287 en 2006. Par contre, le village est devenu peu à peu « un village dortoir », c’est-à-dire que les personnes ne sont plus présentes dans la journée ; elles partent toute la journée à l’extérieur (surtout Amiens) pour y travailler…, ne rentrant que le soir !

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